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1/29/2007 "La courbe de tes yeux..."Dans ses yeux, c'est la mer, l'infini. L'inconnu? Peut être. Je m'y plonge dès que je peux. dès que je veux. Même si elle n'est pas là, je me le permets. C'est comme un bassin de rêve.
Le nez fait comme un plongeoir où il faut prendre assez d'élan pour atteindre le fond de l'iris.
Parfois, on risque de se cogner si la paupière se referme et que l'on choisit de sauter au mauvais moment. Mais, en calculant savamment le temps nécessaire à humidifier le globe oculaire, et si l'on constate un intervalle assez long et régulier, alors c'est la porte ouverte à tous les rêves. A toutes les fenêtres. Parfois, lorsqu'il fait sombre, et que l'on veut prendre un bain nocturne ou tardif, il suffit de se guider à la lueur des tâches de rousseur qui éclairent le chemin vers l'inconnu onirique. Et de là... Le tour est joué. Plouf!
Une fois dans la tiédeur de ces yeux, c'est comme une sorte de transe, une danse enivrante qui n'en finit pas. Il ne faut surtout pas perdre pied sinon, on est perdu. Il faut y aller doucement, à tâtons. C'est surtout lors des grandes marées que le bassin est tumultueux. Les vagues sont déchaînées, les larmes font des rouleaux. Mais c'est tout de même beau. Peut être même plus encore qu'en temps normal. Mais alors, il faut être un navigateur chevronné, prendre le courant de manière habile, sinon le péril est grand.
Si par bonheur on arrive au fond du bassin, au coeur de la pupille, c'est l'extase profonde, lourde et lente de ces moments de plaisirs muets. Le silence se crée mais il ne faut pas oublier de respirer, de peur de ne plus ressortir du bassin... Un bon coup de talon suffit à sortir la tête de la couleur miroitante de cet océan de songes. Puis le reste du corps et de l'âme.
Enfin, il suffit de s'étendre sur les coins des yeux et de se sécher à la chaleur de cette peau sablée...
G-wAy, 29/01/2007 (19h30-20h00)
11/17/2006 Depuis quelques minutes... Voilà plusieuRs diZaines de minUtes quE j'esSaie de me replonger dans mes lectures studieuses.
MaiS je N'y arrive PaS.
J'ai la tête pleine de toi, les yeux pleins de ton visage, alors que je fixe les deux tasses vides de nos cafés.
Symétriques, côte A côte.
La tienne a le papier de son sucre DécHiRé, le mien est plié en petite boulette. Nos grains de sucres s'enmêlent.
A côté, il y a la note et les Deux pièces de DeuX.
Une pour chaque café. Une pour chacun de nous deux.
Tu viens de partir à l'instant et je veux tE revoir déjà...
Café Mirbel, le 14/11/2006
11/11/2006 La Brosse à dents. (Sonnet) Tout débute, en fait, d'une simple amitié
Chacun dans la vie de l'autre s'est immiscé,
Et puis est arrivé le moment véritable
Où il l'a rejoint, elle et son amour affable.
Mais jusque là seul, sa brosse à dents a trouvé
Une compagne dans celle de l'invité,
A deux dans le gobelet, c'est plus agréable!
La solitude est changée en choses aimables.
A l'image de sentiments inexplicables,
Les desseins humains sont aussi impénétrables,
Un jour la brosse à dents s'est alors décidée:
Elle quitte cette histoire et le verre rouillé,
Et laisse l’autre, et la salle de bain humide,
Esseulée, délaissée ; toujours d’amour avide
La Poire et la PommeEn Hommage à Francis Ponge Curieuse analogie qu'ont les mots avec leur sens. Mystique mimétisme des termes et des sèmes. Ils s'aiment. Et ils ont bien raison. Prenez par exemple la Poire et la Pomme... Une vraie histoire d'amour. D'où, d'ailleurs, le terme "Pomme d'Amour", car elle est vraiment affectueuse! La "Poire" et la "Pomme" sont deux mots qui se ressemblent et c'est parce que: "Qui se ressemble, s'assemble", qu'il convient de les étudier tous deux.
La Poire, tout d'abord, est un fruit, de même que sa congénère la Pomme, plus ronde et de couleur variable. Les deux sont sucrés mais de textures différentes, comme leurs nuances chromatique et pendent par une tige à un arbre, le nombril vers le bas. (Cette tige donne très approximativement l'âge de son dégustateur s'il la tourne et si celui-ci compte le nombre de rotations avant qu'elle ne craque.)
Cette ressemblance est banale, plutôt simple en tous cas, entre les deux fruits issus d'une ingénieuse conception naturelle.
Mais, et c'est là que la chose est admirable, nous pouvons SURTOUT constater la ressemblance MANIFESTE de chacun des deux objets avec la réalité qu'ils évoquent...
La Poire et la Pomme sont prédestinées à un même destin, c'est à croire que leur occlusive bilabiale sourde commune selle entre elles un pacte. Elles sont toutes deux un objet de la vie quotidienne, vous rendez-vous compte! Elles peuvent même se rencontrer dans n'importe quelle salle de bain, comme leurs alter-ego-fruits se croisent dans un verger ou dans le panier d'un maraîcher.
Je m'explique:
J'ai des raisons de croire que le mot [poire] est prédestiné à servir sons sens. En effet l'objet "poire", en général de lavement, s'appelle ainsi à cause, je devrais dire grâce, de sa forme en goutte d'eau, comme le fruit lui même désigné par le même mot. Normal, me direz-vous? Pourtant, la forme de goutte d'eau (provenant sans doute du fait qu'elle pende à un arbre par la tête, la pauvre!) renvoie de manière logique à son contenu liquide, utilisé pour le lavement, intérieur, dirons nous. (Tout comme le fruit contient de même du jus.) Mais alors, il est d'autant plus intéressant de constater que cette poire est percée d'un trou, telle une bouche voulant boire; l'analogie sonore est indiscutable! Une Poire qui veut boire, pour ensuite cracher pour laver.
La "pomme", elle, sera percée de plusieurs trous, non d'un seul mais aura le même usage. Toutefois, le lavement si je puis dire, sera extérieur. La "pomme" de douche donc, comme la Poire, se nomme ainsi par la ressemblance avec la forme de son alter-ego-fruit: une poignée dotée d'une sphère crachant de l'eau. Encore une fois, et ce n'est pas le fruit du hasard, cette Pomme aquatique présente une homophonie avec la "paume" qui viendra s'en saisir! Quoi de plus pertinent?
Récapitulons donc: l'élément liquide les lie et leur phonétique décrit leur action; en outre -objet, leur mot leur donne leur forme, -fruit, leur lettre initiale les rapproche de manière confondue sur l'axe paradigmatique phonique si bien qu'il peuvent avoir, parfois, un goût ressemblant.
C'est ainsi que les deux fruits ne se quittent plus.
Je commence à croire que les mots se sont ligués contre nous pour nous jouer des tours.
G-wAY, le 07/11/06 11/10/2006 En Classe "Monsieur Vingtras, quelles sont les preuves de l'existence de Dieu?"
Je me gratte l'oreille.
"Vous ne savez pas?"
Il paraît étonné, il a l'air de dire: "vous qui arrivez de Paris, voyons!"
"Gineston, les preuves de l'existence de DSieu?
-M'sieur, je ne sais pas, il manque des pages dans mon livre.
-Badigeot?
-M'sieur, il y a le consensus omnium!
-Ce qui veut dire?..." (Le professeur prend des poses de Socrate acouchant son génie.)
"Ce qui veut dire... -Pitou, souffle-moi donc!
-ce qui veut dire (reprend le professeur aidant le malade) que tout le monde est d'accord, pour reconnaître un Dieu?
-Oui, M'sieur.
-Ne sentez-vous pas qu'il y a un être au dessus de nous?"
Baigeot regarde attentivement le plafond!
Rafoin y a lancé le matin un petit bonhomme en papier qui pend à un fil au bout d'une boulette de papier mâché.
"Oui M'sieur, il y a un bonhomme là-haut.
-Bonhomme, bonhomme (dit le professeur qui est myope et n'a pas vu ce qui pend au plafond), mais c'est aussi le Dieu de la Bible. Sa droite est terrible!"
Le mot ne lui a pas déplu, cependant.
"J'aime cette familiarité, tout de même", disait-il en sortant de la classe. "Il y a un bonhomme là-haut!... Ce crie d'un enfant pour désigner Dieu!"
Il en a parlé en haut lieu.
"Qu'en dite-vous, monsieur le Proviseur? N'est-ce pas l'enfant qui ne sais rien, parlant comme le vieillard qui sait tout? - Oui, il y a un bonhomme là-haut!"
A la classe suivante il s'adresse de nouveau à badigeot et commence en lui rappelant le mot:
"il y a un bonhomme là-haut?
-Non, M'sieur, il n'y est plus."
Il tenait mal et il est tombé.
L'enfant, Jules Vallès, Chapitre "Le retour", 1875. 8/20/2006 De la Mort Tragique de L'Huître...Un avion vient d'être détourné par des fous, comme d'autres auparavant.
Des milliers de tonnes de fuel engluent les côtes du Liban, des Philippines.
Saddam Hussein est réclamé par ceux qu'il a tyrannisé, et Ben Laden frappe à nouveau.
Les victimes du Tsunami se font oubliées doucement, mais d'autres sont malmenées par la guerre au moyen Orient.
L'effet de serre a augmenté et les saisons n'existent plus.
Sarkozy se prépare à sortir sa croix gammée pour la campagne qui approche et détrôner ainsi le Borgne.
Les sans papiers ont désormais des dossiers de suivi social et sont expulsés sans ménagement par les autorités françaises vers leur misère.
Des milliers de gens crèvent dans le monde et on en parle... Beaucoup trop a mon goût.
Des milliers de gens? Que dis-je? des millions sans doute!
Mais quelque chose m'hérisse le poil: depuis des dizaines d'années, on tait le sort d'un génocide organisé et calculé, d'autant plus honteux que réglé par un rendement économique capitaliste... CELUI DES HUITRES!!!
Chers lecteurs! (et ici mon apostrophe est parfaitement justifiée!!) Réveillez-vous!! Des milliards de victimes innocentes par an, un massacre qui remplie des milliers d'estomacs! Une honte, un véritable scandale de l'humanité!
Avez-vous déjà pensé à la façon dont sont traitées ces pauvres mollusques placides?
Alors qu'elles pensent avoir trouvé un confortable endroit pour établir leurs petites coquilles, elles sont brusquement arrachées et séparées de leur élément nourricier. Heurtées et cognées, elles sont empaquetées et comprimées (elle sont assez à l'étroit comme ça dans leurs coquilles!!) dans des cagettes pour être déportées et vendues à de gros et gras inconnus sans scrupules.
Croyez-vous que ce traumatisme, déjà COLOSSAL suffirait pour ces pauvres huîtres qui n'ont rien demandé à personne? NON!
Le pire est à venir. La pire des morts est bien la leur. Il est étonnant que les atrocités qui leur sont affligées n'aient jamais soulevé de procès internationaux pour crime contre les invertébrés...
Alors qu'elle ont été vendues (nous revoilà revenu à la Grèce antique!) à des bourreaux mal attentionnés, elle sont ouvertes de force: ont leur arrache le muscle qui ferme leur coquille (imaginez qu'on vous arrache la jambe!), mais ce n'est pas tout! Comme si cette immondice n'était qu'un avant-goût, on torture ce noble animal en brûlant ses plaies avec l'alcool contenu dans une sauce à base d'échalote ou simplement avec de l'acide citrique (imaginez qu'on trempe votre moignon dans le jus de citron); mais tout cela n'est pas assez. On titille l'animal avec la lame du couteau ou la cuillère, puis on racle, par plaisir sadique j'imagine. C'est bien suffisant me direz-vous? Mais arrêter le jeu à ce stade ne serait qu'enfantillage. L'huître, si elle est chanceuse, va être mâchée, et a par conséquent des chances de mourir après tant de souffrances; mais il peut en être autrement: l'assassin goinfre et sadique peut également choisir de l'avaler d'un coup. C'est inhumain de se comporter ainsi. Car s'il l'avale d'un coup, le coquillage, blessé, va s'échouer dans les abîmes de l'organisme hostile du bourreau. Elle est alors lentement digérée par les sucs gastriques digestifs de l'estomac, promise à une mort lente et incommensurable.
Vous n'imaginiez pas que les huîtres étaient promises à ce sort?? Ni que vous contribuiez à ce massacre inhumain?? Un nombre infinitésimal d'huîtres dans les couloirs de la mort crie à l'aide et réclame la paix et l'entente avec les humains!
Ne soyez plus aveuglés par l'apparente cruauté de ce monde qui vous détourne de la vraie tragédie de ce sciècle: l'Huîtrocide!! Ne vous résignez pas et joignez-vous au comité de défense du droit des mollusques et crustacés du monde marin!!
Triste monde tragique...
G-wAy, 20/08/2006 7/30/2006 Je dis Aime...Ce soir,
j'ai envie de crier mon amour au gens qui font que les personnes comme moi, celles qui ne croient plus vraiment en l'humanité ou en tout cas en doute, puissent tout de même sourire et se sentir bien.
Fléchir et dire que la vie reste belle malgré tout. Flippante et mal barrée mais belle majoritairement...
jusqu'à la prochaine rechute!??!
Aux Enfants,
A la Musique,
Aux gens affectueux et souriants,
Aux quartiers populaires,
Aux personnes ouvertes d'esprits,
A ma Shrimpy de soeur et ses parents,
A mon Frère DiuB,
A ma frangine de coeur e-M-,
A Fabe L'impertinent,
Aux éducateurs et profs en tout genres,
A mon FiloO,
A ma SouSou,
A ma TuTue,
A l'Art,
Aux gens qui ne fléchissent pas contre la connerie,
A toi, la personne à qui je parle et qui sourit à ces mots,
A Elle, la fille qui en ce moment me donne envie d'ésperer...
G
Rien à tenter, pourtant...Rien A Tenter, Pourtant... tellement jolie, mais la peur d'aller lui parler me pétrifie... Le bercement du wagon m'hypnotise dans ma contemplation.
Regarder A Tout Prix cette inconnue attirante croisée pendant quelques stations, sans que cela ne mène à rien, jamais...
Respirer A Tout Poumons son parfum que l'on croit avoir déjà senti ailleurs, mais qui lui va si bien à elle, qui la rend belle.
Ressentir l'Abandon Tout Particulier que procure l'émerveillement devant de jolies choses. On aimerait qu'elle soit sienne.
Réaliser Ammèrement que le Train Part et qu'elle est sortie à la station précédente sans que la timidité vacille, et nous cloue dans notre mutisme...
Reprendre, Abusé, le Train Patiemment en attendant qu'une nouvelle beauté nous ensorcelle, mais que la situation se renouvelle.
Ressasser, Abominer cette Terrible Position d'impuissance face à elles, ces êtres qui nous réduisent à un silence puéril toujours renouvellé.
A toutes ces filles que l'on croise et qu'on aime 10 minutes.
G-wAy, 30/07/06 RepriseLe silence est d'or et j'ai fait le mort,
Mais lassé de laisser aller le cours je fais tout pour
Arrêter de m'enrichir, et fléchir
Face à la parole, moins précieuse mais audacieuse:
L'envie de redonner vie à mon stylo me prends
Car la parole est d'argent...
G-wAy, 29/07/2006
5/22/2006 Je ne capte pas tout...Les gens sont malades. Accros de leurs téléphones. Au moment où j'ai écrit ces mots, j'étais dans le train de banlieue qui me ramenait chez moi et il était 22h08.
La personne qui est assise dans la rangée à ma droite vient de raccrocher son téléphone mobile mais joue encore avec, histoire de passer le temps. Elle y est pourtant restée accrochée vingt bonnes minutes, à papoter, rire et s'esclaffer bruyamment avec une amie, puis, après avoir raccroché, elle a enchaîné avec un deuxième appel à une collègue qu'elle vient de quitter.
Tiens! Son portable sonne à nouveau, elle décroche et parle bien fort en rigolant. Elle vient tout de même de dire textuellement: "Je suis dans le train, je peux pas trop te parler." Ah bon? Donc, logiquement, elle ne parle pour ne rien dire? Bon sang, mais que peux t-on vouloir dire à une personne que l'on vient de quitter à 22h12? (Excepté "Je t'aime", ce que je comprendrais, mais ce n'est pas le cas...) Cette diarrhée communicatoire me met hors de moi. Elle m'insupporte car les gens s'étalent en dégoulinant, vomissant leurs vies. Il vont bientôt se faire greffer une puce directement dans le cerveau. Ca leur ferait gagner une temps précieux, plus besoin de décrocher, de recharger le téléphone...
C'est tout de même inconcevable que les gens ne puissent pas vivre 12 minutes de trajet Paris/Banlieue sans décrocher leur cellulaire pour recevoir un appel mais surtout pour en passer un!! Comme si c'était le seul moment de la journée où ils ont du temps de libre. Ce qui m'horripile le plus, c'est leur indiscrétion puante et leur manque d'égards à toute épreuve, l'absence de respect de l'individu X qui n'a nullement envie d'entendre leur discutions insipides et personnelles, leurs sonneries supra aigues ou ultra fortes qui retentissent dès 7h00 du matin; les sms, les accusés réceptions qui fusent, les bip bip, les hauts parleurs des téléphones de beaufs, les morceaux MP3 neuneus partagés malgré la réticence de tous par les heureux possesseurs de téléphones dernier cri... De quoi te faire exploser la tête pour peu que te tapes une gueule de bois.
Je me demande jusqu'où la course à la modernité communicationnelle va nous mener. Peut être que bientôt nous n'aurons même plus besoin de parler, ça sera toujours ça de gagner.
Le silence est d'or, la parole coûte de l'argent.
5/20/2006 "Le Sport" selon Jean Giono"Quand au sport, qui a besoin d'un ministre (pour un tas de raisons, d'ailleurs, qui n'ont rien à voir avec le sport), voilà ce qui se passe: quarante mille personnes s'assoient sur les gradins d'un stade et vingt-deux types tapent du pied dans un ballon. Ajoutons suivant les régions un demi million de gens qui jouent au concours de pronostics ou au totocalcio (Nota bene: le Lotto sportif en Italie), et vous avez ce qu'on appelle le sport.
C'est un spectacle, un jeu, une combine: on dit aussi parfois une profession: il y a les professionnels et les amateurs. Professionnels et amateurs ne sont jamais que vingt-deux ou vingt-six au maximum; les sportifs qui sont assis sur les gradins, avec des saucissons, des canettes de bières, des banderoles, des porte-voix et des nerfs sont quarante, cinquante ou cent mille; on rêve de stades d'un million de places dans les pays ou il manque cent mille lits dans les hôpitaux, et vous pouvez parier à coup sûr que le stade finira par être construit et que les malades continueront à ne pas être soignés comme il le faut par manque de place.
Le sport est sacré; or, c'est la plus belle escroquerie des temps modernes."
In Les Terrasses de L'Ile d'Elbe, Jean Giono, Ed. Gallimard, 1963
La coupe du monde de Football est proche. Le spectacle de l'été à Berlin sera t-il assez chamarré, grandiose et voyant pour faire oublier, derrière ces millions d'euros utilisés à des fins ludiques, que le monde ne s'occupe que de ce qui peut lui apporter les lauriers: l'argent, les médias, le pouvoir. Je ne vais pas blâmer à nouveau le sport, car Giono vient de le faire pour moi, et de manière bien habile; néanmoins, force est de constater qu'il n'est plus ce qu'il était et qu'il devient (et le Foot à plus forte raison) une arme de distraction massive abêtissante, développant chez certains des réactions ahurissantes et inciviles. Les yeux voilés par des événements dont elles se tiennent plus au courant que de l'évolution de leur planète, les masses se délectent, et payent des sommes astronomiques pour assister à des matches, mais ce ne sont pas eux les plus fautives. Ce qu'est devenu le sport, là est la vrai question, ceux qui le corrompent, qui le promotionnent à la manière d'un commerce, qui le merchandisent, qui le font entrer des les crânes à grand coups de spots. Trop de gens oublient le salaire annuel d'un joueur de Football de club national, ceci devrait pourtant suffire à les dégoûter, le prix de "rachat" exorbitant d'un joueur (tel un bien) d'un club par un autre.
Bien des choses pourraient être fondées avec ces sommes colossales. Bien des choses pourraient être fondées avec la conscience des gens. Bien des choses sont élidées par d'autres.
C'est bien dommage.
G-wAy, 19-20/05/06
5/2/2006 Jeux de langues #6"Le roi a été décapité, les deux moines ont eu la tête coupée."
Il n'y a eu qu'un seul mort.
Qui et Pourquoi?
G-wAy, 02/08/06 (NiarK NiarK! 4/2/2006 Tu esTU es
Le NéGO sans tripes
L'EGO sans chic
L'EGO sans trique
L'Egocentrique
Le Paria lissé
Le Paralysé
L'Handicapé rescapé
de la société
Le Sot à qui sied
la Passivité
pas si vite, EH!
le passif que tu es
Celui que je vais tuer
n'en as pas finit
avec mes rimes de VITRIOL infini.
tu es périmé, tu le sais,
car tu ne fais pas face
à la réalité qui te lasse;
passe ton tour et renie le jour
où tu es né:
car c'est le Jour
où, d'emblée, tu t'es résigné...
G- wAy, le 23/03/2006
12/2/2005 Le Théâtre Alité(Un homme attend. Bizarrement il attend.
Bizarrement, un autre arrive)
Homme 1 - Tiens, salut! Que fais-tu?
Homme 2 - J'attends.
Homme 1 - Hein? Quoi... tu attends quoi? Pas Godot tout de même? Ah ah ah!(qu'il s'esclaffe)
Homme 2 - Et pourquoi pas?
Homme 1 - Mais enfin! Ca n'a pas de sens! Je viens d'un endroit où on l'attendait aussi; il n'est pas venu, tout le monde le cherche! Incroyable, on ferait bien de lancer un avis...
Homme 2 - Tu veux mon avis?
Homme 1 - De quoi? De recherche?
Homme 2 - Non. Cherche!
Homme 1 - (Interrogateur) Quoi?
Homme 2 - Devine.
Homme 1 - Je n'en sais rien... Alors?!
Homme 2 - Je pense que ça n'a pas d'importance.
Homme 1 - D'accord, si tu le dis.
Homme 2 - Je pourrais très bien parler de n'importe quoi... ton crâne par exemple. Tiens! Tu es chauve maintenant?
Homme 1 - Eh oui, l'âge...
Homme 2 - Comme la cantatrice!
Homme 1 - Elle se coiffe toujours de la même manière?
Homme 2 - Oui, avec des fleurs bleues dans les cheveux. Ca lui va bien. Ca la change!
Homme 1 - Je me doute. Des fleurs bleues... comme celles qui entourent le Dormeur du Val.
Homme 2 - Comment va t-il ce sacré bougre?
Homme 1 - Il dort. Dans un coin de verdure...
Homme 2 - (Il le coupe) Oui oui je sais, Mais il est toujours... comment dire... mort. C'est ça,mort?
Homme 1 - Mort? Comment ça! (Hilare) Tout le monde sait que le Dormeur du Val fait semblant! Il attend la fin puis se relève, il s'en va dans un autre poème. Voyons!
Homme 2 - (Très étonné) Ah bon? Mais je ne l'ai jamais croisé ailleurs. Dans aucun vers.
Homme 1 - As-tu essayé les vers à vins ou les vers à eau?
Homme 2 - (Songeur) Non, seulement les verres à pieds...
Homme 1 - A pied? A pied! Cela ne m'étonne pas que tu ne l'aies pas vu. Il faut y aller en voiture, ou marcher sur les mains... Mais à pied, la bonne blague!
Homme 2 - Je ne savais pas. Ce n'est pas idiot. Tu l'as recroisé toi?
Homme 1 - (Mélancolique) Non. Jamais. Alors j'attends.
Homme 2 - Mais quoi? Pas Godot tout de même? Ah Ah! (Qu'il s'esclaffe)
Homme 1 - Non. J'attends, c'est tout.
Homme 2 - (Exaspéré) Oh la la! Quel train-train!
Homme 1 - (Dans un sursaut) C'est ça!!!
Homme 2 - Quoi? Pardon? Tu attends le prochain train alors?
Homme 1 - Oui, attend, je vérifie que j'ai bien le billet...
Homme 2 - (Dans un sursaut) C'est ça!!!
Homme 1 - Quoi? pardon? Tu attends le prochain billet alors?
Homme 2 - Oui, c'est ça, j'attends le prochain billet.
G-wAy, le 1er/11/05 Un Roi sans DivertissementAh mon Dieu, mon dieu!!
Voilà qu'hier matin je prenais le train pour aller à la fac quand je vis dans le journal "20 MINUTES", à la rubrique People une demi page dédiée à un article surréaliste!!! En voici le contenu (vérifiez vous même si vous ne me croyez pas! www.20minutes.fr/journal/recherche/valid_recherche.php) :
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Hip hop. Dans les coulisses de la semaine de promotion parisienne du phénomène canadien.
Vive le Roi Heenok, futur monarque du rap.
Minuit, le Roi Heenok fait son entrée dans un club branché des Champs-Elysées.
En vraie star, ce qu'il n'est pas tout a fait... Entourés de sa cour (Managers, garde du corps et membres de son crew), le rappeur fend la foule, serre des mains, salue d'un simple "paix", en français avec l'accent. Dix minutes plus tard, le show case commence. Le public est hystérique. Le Roi Heenok jubile. Pour sa première venue en France, le québécois parviens à exiger le silence dans la discothèque: "Je fais du rap de luxe, je vous prierais de ne pas faire de bruit pendant ce titre..." Le titre en question, c'est Tactique palestinienne. un brûlot politiquement incorrect où les rimes font l'apologie du crime et distillent un message qui terrifie les brigades antiterroristes. "Lors de ma dernière scène à Montréal, il y avait le fils du Premier ministre, la police. Ils ont vu que j'étais...Très gentil!" C'est l'essence même du Roi Heenok; toujours dans la provoc' mais en réalité modeste, voire timide, et doux. L'excès de frime, c'est d'ailleurs ce que reproche ce Haïtien d'origine à Booba, un des nababs du rap français: "A Montréal, Booba ne s'est pas montré Humble envers 'sa Majesté'... Il a même eu peur au point de cacher son 'bling bling' à 2 Euros!" Marathon médiatique au programme du Canadien, pas le temps de profiter des petites françaises: MTV, Canal+... L'agenda est surchargé. On retrouve finalement le rappeur à Barbès pour sa première visite dans le quartier. Heenok a une heure de retard pour cause de contrôle de police. Séance photo à la goutte d'or puis une petite ballade rue Myrha. En cinq minutes, les canadiens s'approprient le secteur. Toxicos et dealers intrigués les rejoignent et posent aux côtés de la star, tout sourire. "Ca me rappelle mes dix années passées dans le Queens à New York." Le rappeur produisait des artistes locaux et jouait les caïds de la rue. Une époque révolue: "J'en suis à ma sixième année vierge!" A présent, le Roi n'a qu'une idée en tête, régner sur le Hip-Hop hexagonal. "Je suis le George W. Bush du rap français! T'entends?"
Cédric Couvez.
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Eh oui, c'est la tradition pour ceux qui usurpent de droits qu'ils ne méritent pas...
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